Boite à Dragi

Des noirs, des jaunes, des roses..mais pas de chabadabada.

25 juillet 2008

Accident domestique

J'aurais dû écouter cette petite voix qui me disait de reporter la vaisselle à demain, que ce n'était pas si pressé, que l'assiette et le verre sales pouvaient bien attendre.
J'aurais dû interpréter les signes: L'éponge qui glisse et tombe par terre, la bouteille de liquide vaisselle presque vide, le soleil traversant la fenêtre en pointant un rayon accusateur sur le futur traître.... mais je n'ai rien vu et rien interprété.

Petit récit d'un accident domestique...

J'ai la tête ailleurs... les yeux rivés sur la fenêtre juste en face de l'évier. Mes pensées divergent lentement vers l'idée saugrenue de laver les carreaux quand une vive douleur me ramène soudain à la réalité.
Un drame vient de se produire et j'en suis la principale victime! Le verre, sans doute dépressif, vient de se suicider dans ma main. Le bougre ne s'est pas loupé puisqu'il git en plusieurs morceaux dont quelques un se sont nichés.... dans mon petit doigt!

Ravalant avec peine une sensation étrange venant de mon estomac, j'essaie de ne pas me focaliser sur le sang en quantité beaucoup trop importante à mon goût, et tente d'analyser calmement la situation: Un morceau de verre dépasse de mon doigt, lequel saigne abondamment et je suis chez seule chez moi avec mon chat.

J'envisage très sérieusement d'appeler ma partenaire de choc, de charme et surtout pompier, mais me ravise en pensant qu'elle me prendra sans doute pour une petite nature.

Résultat: Je n'ai plus qu'à ma débrouiller toute seule.

Allant à l'encontre de toute logique, j'entreprends de retirer moi-même cette épine du pied..... enfin ce morceau de verre de mon petit doigt. Au bout d'une heure, la douleur sourde remontant jusque mon épaule me fait dire que ce n'est peut être pas une bonne idée.
Qui plus est, le saignement abondant ne s'est toujours pas arrêté. Je m'interroge brièvement sur le temps qu'il faudrait pour que je meurs d'une hémorragie du petit doigt et, estimant qu'il me reste encore quelques heures, je décide d'aller chercher de l'aide..ou du moins d'aller à sa rencontre.

Commence alors un long chemin de croix. Affaiblit par cette petite hémorragie, mon petit doigt momifié dans du sopalin (le PQ n'était pas assez absorbant), je marche ou plutôt me traîne jusqu'aux urgences......situées deux rues plus loin.
10 minutes durant lesquelles les pires scénarios se déroulent dans ma tête.

Les Dr Ross et Green, feront tout leur possible...en vain. Une amputation sera alors nécessaire et parce que la médecine progresse chaque jour, on me greffera un doigt de pied à la place. La ré-education sera longue et douloureuse mais n'écoutant que mon courage je surmonterais cet handicap et inventerais les tous premiers gants-chaussettes-pour-main-à-un-doigt-de-pied, phénomène de mode international qui fera de moi une star de la mode.

En attendant ce jour de gloire, j'entre aux urgences.
Le jeune homme à l'accueil m'écoute patiemment lui raconter mes déboires. Malgré les nombreux détails sanglants il ne semble pas comprendre l'urgence de la situation et m'invite à patienter un peu. Je prends mon mal en patience, m'assois sur un siège et m'aperçois avec horreur que je suis habillée en "Soir de semaine après le boulot", c'est à dire en vieux jean, vieux tee -shirt et vieilles tongues. Bref, je ne ressemble à rien avec mon doigt en sopalin. Mon aspect pitoyable me fait sourire. La star de la mode a encore pas mal de boulot.

Une infirmière m'appelle et après m'avoir isolée dans une salle de soin, entreprend de retirer les 15 couches de sopalin qui recouvrent mon doigt.
"Ah ben vous au moins, vous ne lésinez pas sur les grands moyens"
Je lui souris et me sentant un peu ridicule, lui dis d'une voix mal assurée que ce n'est sans doute pas bien grave. Le médecin n'est pas de cet avis : C'était sans compter la présence d'un tendon dont j'ignorais l'existence et qui semble être touché. A priori l'amputation ne sera pas nécessaire mais "Il va falloir vous opérer localement en microchirurgie de la main" (dit le médecin d'un air nonchalant)

D'un seul coup, la situation ne me semble plus du tout drôle.

J'essaie d'obtenir un peu plus d'informations mais c'est peine perdue, car sans le savoir, je viens d'être projeter dans les tentacules de l'administration médicale. Durant 24h, mon existence sera résumée à mon numéro de sécu et à mon petit doigt.

Surprise et dépitée par le déroulement de la situation, j'entends le médecin téléphoner au chirurgien. Opération prévue le lendemain pour 16h.

Bilan: Pas d'amputation donc pas de greffe donc pas de super star de la mode. Un tendon amoché, 4 points de suture et l'envie d'un lave vaisselle.

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03 juillet 2008

PAUSE CAFE

Un jeudi de juillet. Journée de boulot anodine. Petite pause bien méritée. Rapide excursion jusqu’au local où siège une machine qui sert un liquide dont le goût, la couleur et l'odeur rappellent vaguement le café. Breuvage malgré tout prisé par les employés de bureau amateurs de défît en tout genre: Retourner à son bureau sans en perdre une goutte relève parfois de l'exploit quand on sait qu'il faut souvent traverser de multiples obstacles tels que des ascenseurs, escaliers, portes et collègues pressés.

J'accepte et remporte pourtant ce défit haut la main. Fière de ma prestation, je m'installe sereinement derrière mon bureau.....et y renverse l'intégralité de mon pseudo café.

Légèrement moqueurs, mes collègues ne compatissent pas vraiment au sort des malheureux documents, clavier et souris, noyés sous la caféine. Je contemple l'étendu des dégâts et réfléchis rapidement à un plan d'action. Comme nous sommes une société suréquipée-high-tech , j'éponge ce mini tsunami avec du PQ même pas triple épaisseur et encore moins parfumé!

Ma souris n'a malheureusement pas survécue à ce drame. Mon stage de secourisme ne m'ayant rien appris sur les premiers gestes à effectuer en cas de noyade d'un composant électronique, j'assiste, impuissante, à ses derniers instants....paix à son âme.

Choqué, j'ignore si mon clavier supportera le choc d'une séparation aussi tragique. Un informaticien m'explique avec tout le calme dont il semble capable (au bord de la crise de nerf) que "non! il n'est pas possible de sécher un clavier avec un séche cheveux et que oui! il est possible que je doive en changer!"

La vie de bureau est parfois cruelle et sans appel, mais je ne courberais pas l'échine devant l'adversité! Demain, je prends un chocolat!

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18 janvier 2008

DENTISTE

J'ai bien essayé de l'ignorer, de faire comme si je ne la remarquais pas. Elle a malgré tout persévéré. Même ma tentative d'intimidation avec une nouvelle brosse à dent ne l'a pas découragé. Vaguement inquiète et convaincue que la meilleure défense est l'attaque, je me décide à aller chez le dentiste. Un rendez-vous est pris et je m'y rends d'un pas ferme, bien décidée à éliminer cette douleur lancinante.

Mais à peine franchit la porte d’entrée, l’odeur si particulière m’accueille froidement et fait remonté des souvenirs douloureux. Instantanément la douleur devient tout à fait supportable, voir même inexistante. Pleine de bonne foi, je me demande même ce que je fais là. Soucieuse de ne pas faire perdre un temps précieux à ce cher dentiste j’envisage sérieusement de faire demi-tour « S’il ne me prend pas dans 10 minutes, je pars ».

A peine cette pensée formulée, une porte s'ouvre et un homme d'un âge incertain m'invite à le suivre. Le visage avenant, un sourire aux lèvres, il a presque l’air sympathique. Mais une longue expérience m’a appris à ma méfier de cette apparente inoffensivité. Derrière ce sourire se cache un carnassier avide de piqûres, de composites et de roulettes.

« Qu’est ce qui vous amène ? »

Je m’étais pourtant juré de dire la vérité, mon instinct de survie prend le dessus et je m’entends mentir
« Rien de particulier…juste une visite de routine ». J’esquisse même un sourire pour me montrer plus convaincante.

«Bien ! Nous allons voir ça »

Je me tourne à contrecoeur vers le fauteuil qui pourrait être confortable sans la proximité de tous ces instruments aux pointes beaucoup trop fines et acérées. J'y jette un rapide coup d'oeil avant de m'allonger. Je suis presque surprise de ne pas trouver de sangles pour maintenir les poignets et les chevilles.

Agrippée nerveusement aux accoudoirs, la mâchoire crispée, j’arrive néanmoins à entrouvrir la bouche en ignorant la petite voix paniquée qui hurle en moi. L’examen commence et je cherche des indices sur la gravité de la situation dans les yeux de mon bourreau. Malgré mon mensonge par omission, il finit par trouver la cause réelle de ma visite et me le fais douloureusement savoir. Dépitée et résignée je le laisse soigner cette fichue dent tout en cherchant dans le plafond un détail pour détourner mon attention du bruit strident de la roulette.

La séance se passe presque sans douleur et au bout de ce qui me semble être une éternité, le siège se redresse enfin pour me libérer. Soulagée, la mâchoire endormie, encore reliée au crachoir par un filet de bave, je bafouille un « En refouar » en espérant bien qu'il s'agit d'un adieu.

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24 novembre 2007

Lucie

Un peu de Nath, un peu de Nico, beaucoup d’amour et un zest de sieste ou de nuit crapuleuse.
Mélangez le tout avec passion et vous obtenez un petit bout d’une quarantaine de centimètres et des poussières.
A peine sortie de la maternité, le petit monstre impose sa personnalité et c’est les yeux remplis d’amour et de sommeil que les jeunes parents assistent à ses vocalises insomniaques.

Ses premiers balbutiements seront sans aucun doute pipicacatesques mais les parents ont cette merveilleuse faculté à entendre ce qu’ils veulent…et ces pipi-caca se transformeront alors en un « Papa-Maman » attendrissant.
Ses premières dents et la petite souris lui apprendront que la vie est décidément une grande aventure.
Pourtant, bien décidée à aller de l’avant, elle prendra son courage à deux pieds et deviendra bipède puis petit bolide.

Avide de nouvelles expériences, la petite Lucie entrera alors dans une phase artistique. Pleine de vie, elle découvrira ses talents avec beaucoup d’enthousiasme.
Mais comme tout artiste qui se respecte, elle sera incomprise et ses fresques picturales sur le mur du salon seront vivement critiquées (mur tapissé par Papa la veille certes, mais l’artiste en culotte courte sera très loin de ces considérations matérialistes!).

Jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans, Papa et Maman penseront naïvement qu’ils maîtrisent la situation. Et puis un jour, ce sera la rentrée des classes. Lucie prendra doucement son envol et quelques années plus tard Papa-Maman répéteront à qui veut l’entendre qu’ils ne l’ont pas vu grandir.

Bienvenue Lucie

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16 novembre 2007

La grève: Le Retour!

La grève est de retour avec son lot de revendications, de débats et d’usagers abandonnés à leur triste sort.

Fataliste mais pas encore découragé, on guette la moindre information sur l’état du trafic et on tente de décrypter chaque mot à la recherche d’un piège:
Alors qu’un « Trafic non assuré » a au moins le mérite d’être clair, que doit-on penser d’ «Un trafic très perturbé» ? Est-ce pire ou mieux qu’ «un train sur 10» ? 

Après 2 jours de «trafic non assuré», c’est  l’esprit rempli de doutes et d’incertitudes que je me connecte à 5h30 ce matin sur mon nouveau site préféré (sic) : Celui de la RATP.
Mes yeux se fixent sur un "trafic perturbé" et mon cœur ne fait qu’un bond.
«Perturbé» ! Pas "Très perturbé" ni même "1 train sur 10"! Non juste "Perturbé" !.

Pleine d’espoir, je cours sous ma douche, m'habille en quatrième vitesse, oublie le ptit dej et sprint vers la gare..................qui est fermée.

Incrédule, surprise, interrogative, j'erre à la recherche d'une explication pourtant évidente mais que mon cerveau refuse d'assimiler. Au bout de 10 minutes, je trouve finalement un attroupement de gens frigorifiés. Je m’approche et remarquant certainement mon air hagard, une femme me dit :
"On attend la navette!"
"Ah?....bon…….et bien attendons..."

20 minutes et une quinzaine de nouveaux désespérés plus tard, ladite navette ne semble pas vouloir pointer le bout de ses roues. L'agacement et l’inquiétude commencent à se faire sentir chez mes compagnons de galère.

Et puis au bout de 30 min, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle arrive, telle la cavalerie venue nous délivrer, dressée fièrement sur ses 4 roues, le soleil se reflétant sur sa carrosserie immaculée, son moteur vibrant, insensible au froid…..Nous la regardons s’approcher, les yeux pétillants de joie et le cœur soulagé.................elle s’approche encore……….mais ne s'arrête pas: Trop de monde.

Bouches bées, nous regardons passer ce tacot échappé de la fourrière. Une vague de colère et d'indignation submerge nos rangs de galériens. L'un deux ira même jusqu'à donné un coup de pied rageur aux grilles fermées de la gare. Les langues se délient et on s’échange notre colère. Nous tombons tous d’accord sur un point : C’est un scandale !

Je regarde autour de moi en cherchant une solution. Les 4h30 de marche jusqu’à mon boulot deviennent tout à fait envisageable, tout comme me faire remorquer par une voiture avec des rollers aux pieds. Mais la réalité me rattrape bien vite….je n’ai pas de rollers.

Résignée et dépitée, je rentre chez moi pour profiter pleinement de cette nouvelle journée non payée.

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05 septembre 2007

Des clés et des portes

Un matin comme les autres. J’enfile ma veste, branche mon mp3, attrape mon sac et claque la porte derrière moi. Curieusement, la certitude d’avoir oublié quelque chose s’empare de moi au moment même où la porte se referme.

Le temps que l’information arrive au cerveau, il est déjà trop tard : Je viens de m’enfermer à l’extérieur de chez moi. S’engage alors un monologue somme toute assez pathétique:
« Enfer et damnation ! Je crains d’avoir oublié mes clés ! Ne cédons pas à la panique ! Ces cachottières sont peut être au fond de mon sac…..Fichtre ! Il n’en est rien ! Ô désespoir ! Ô triste monde tragique ! mon âme pleure devant cette triste réalité : Je suis à la porte de ma porte. Exclue ! Bannie ! De ma demeure par ma propre bêtise (1) ».

Devant ce constat, j’ai un réflexe devenu naturel et quasiment ancré dans mes gênes: Mon portable.
Bien que cette merveille de la technologie ne soit pas encore équipée d’une clé passe-partout, il me permettra au moins d’appeler une personne de mon proche entourage…..suffisamment proche pour se déplacer un lundi matin à 7h00.

Ma main glisse dans ma poche et se referme sur…rien. Nouvelle inspection de mon sac avec plus ou moins de douceur. L’esprit humain a une formidable capacité pour refuser de croire à une réalité pourtant évidente. Ce n’est donc qu’au bout de 3 fouilles et après avoir renversé mon sac dans le hall qu’une nouvelle information rejoint la première : J’ai aussi oublié mon portable ! Nouveau monologue tout aussi pathétique que le premier :
« Que le diable m’emporte ! j’ai également oublié mon mobile ! Serais-je l’objet d’un envoûtement qui égarerait mon sens pratique et mes quelques neurones ? La contrariété m'habite !»

Résistant très mal à la tentation de me rouler par terre en pleurant, j’essaie de garder le peu de sérénité qu’il me reste en analysant objectivement la situation :
«Lundi matin. 7h10. Pas de clés. Pas de portable. Enfermée dehors ».

Restons zen. Ce n’est sans doute pas aussi terrible qu’il y paraît. Face à une situation qui s’apparente dangereusement à une impasse, le plus simple est encore de lister mentalement toutes les solutions envisageables :

-Défoncer la porte

-Sonner chez les voisins et appeler un serrurier

-Aller travailler en priant très fort pour que cette porte s’ouvre d’elle-même ce soir

-Mettre à profit mes références cinématographiques et télévisuelles, et ouvrir cette fichue porte grâce à une carte magnétique

Ayant un sérieux doute sur l’amabilité de mes voisins un lundi matin à 7h20; Et étant encore assez lucide pour ne pas surestimer mes capacités à défoncer une porte, j’opte finalement pour la dernière solution.
Après tout si un mec avec des cheveux mi-long et un nom aussi débile que Gyver peut y arriver, moi aussi !

1 carte vitale et 1 carte bleue plus tard, j’accède au statut très convoité de « serrurière de choc » et retrouve enfin mes clés, mon portable et mon auto-dérision.


Dans un souci de préserver tout lecteur innocent et afin de ne pas dénaturer ce témoignage, la teneur exacte de ces deux monologues a quelque peu été modifiée. Cependant, les lecteurs les plus aguerris trouveront les versions originales ci-dessous:

(1) "Et M****EUH!!!! J'Y CROIS PAS!!! Pour l'amour de tous les dieux de l'univers, faites que ces foutues clés soit dans mon sac!"

(2) "P****!!!! MAIS C'EST PAS POSSIBLE D'ÊTRE AUSSI C****!!! Ma pauvre fille t'as vraiment rien dans la tête!! P**** de journée de m****!"

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16 août 2007

Faits Divers d'Eté

-Randonnée au rayon animalerie:

A l'occasion des vacances d'été, Dora s'est gentiment proposé d'emmener une colonie de dragibus en randonnée. Sensations fortes assurées grâce à la traversée d'une cage de rongeurs affamés suivie de l'escalade d'un arbre à chat. Les petits dragibus, ont même eu la chance de passer devant un aquarium de surimis sauvages.

-Barbie reine du scandale:

Notre blonde préférée continue de défrayer la chronique! Des témoins l'auraient vu dans son plus simple appareil aux alentours du rayon halogènes. Verbaliser par un ptimousse pour attentat à la pudeur, Barbie aurait déclaré à la presse qu'elle voulait juste avoir un bronzage intégral.
Une lampe torche dit être choquée devant "un tel manque de savoir-vivre", tandis qu'un abat-jour propose des clichés de la belle "à des prix défiant toute concurrence".

-Bataille rangée au rayon des écoliers:

Les GI Joe ont dû intervenir à plusieurs reprises pour séparer des cahiers de vacances et des cartables. La rentrée scolaire étant pour bientôt, ces derniers revendiquent leur priorité de rayonnage tandis que les cahiers de vacances clament haut et fort :"Vives les vacances!! Vive les cahiers de vacances! des cartables en août ça n'a pas de sens".

-Sportivement:

Des caddies ont décidé de se remettre au sport pour affronter la rentrée en pleine forme. Les M&M'S rouge et jaune se sont portés volontaires comme coachs, et prennent leurs rôles très au sérieux.
Sprint, relais, sauts en hauteur et en longueur..rien n'est laissé au hasard.
Un marathon a même été organisé sur le parking du magasin et c'est avec beaucoup d'émotions qu'un vieux patin à roulettes et un caddie à 3 roues ont unis leurs efforts pour terminer fièrement en 2h58!!

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27 juillet 2007

Piscine

Ayez! C'est le grand jour! Je me suis enfin achetée un maillot de bain digne de ce nom!
Une serviette, un change, une barre de céréale au cas où.....tout est là!.
Je regarde avec nostalgie mes brassards gonflables Barbie et envisage un instant de les prendre comme "porte bonheur". Finalement, la raison me ramène à la réalité: J'aurai l'air parfaitement ridicule...Barbie n'est plus à la mode et le rose jurerait avec mon maillot bleu. J'essaierais donc d'en trouver à l'effigie de Dora.

Sur ces bonnes résolutions, je jette mon sac sur mes épaules: Direction la piscine municipale.

A peine passée la porte, l'odeur du chlore m'agresse et fait ressurgir des souvenirs enfouis depuis longtemps...l'école...les cours de piscine...le toboggan...la peur...la grille...le moniteur...j'ai envie de faire demi-tour mais il n'y a personne devant moi et la vieille chargée de l'accueil me regarde derrière ses lunettes et son télé-star.

-Bonjour...je voudrais un ticket s'il vous plaît...(de plus près, elle paraît encore plus vieille...certainement livrée avec la piscine..)

-2€....z'avez un bonnet?

-un bonnet? (ça existe encore ces horreurs? avec cette odeur de plastique et la désagréable sensation que la tête va exploser?!)

-Oui! c'est o-bli-ga-toire! On n'en vend pour 1.50€ si vous voulez...

-Ah?... Bon....et bien je vais prendre un bonnet alors...

Dix minutes plus tard et trois tentatives pour enfiler ce foutu bonnet, je suis fin prête. Un bref regard dans un miroir me confirme que je ne ressemble à rien, à part peut être, à une lointaine cousine de la Shtrumphette.

Je passe les douches, patauge dans une eau dont je ne préfère pas connaître la teneur en bactérie et me retrouve enfin devant la piscine.

Observation des lieux: 4 nageurs (il est 9h du matin), un maître nageur qui semble plus préoccupé par son bronzage que par d'éventuels noyés, des bouées et....le toboggan.
Je m'approche de ce traître et le fixe.
C'était en primaire. Il fallait monter en haut du toboggan, glisser et se laisser tomber dans la piscine. Pour moi, c'était pire que Space Mountain ou le grand huit. J'avais l'impression d'être à 10 mètres du sol, de glisser pendant des heures pour finalement tomber dans une eau glacée au terme d'une chute vertigineuse.
J'ai toujours eu une imagination débordante, mais je suis quand même un peu surprise de constater que ce toboggan ne mesure qu'en fait 1m50! Certes, tout parait plus grand quand on est petit, mais d'un seul coup, les remontrances du moniteur de l'époque prennent tout leurs sens "Magalie! Tes hurlements sont peut être un peu excessifs!!!".

J'abandonne le petit toboggan et décide enfin de me jeter à l'eau (au sens propre et figuré). J'ai toutes les peines du monde à me détendre et au bout de quelques brasses, je dois me rendre à l'évidence: je ne peux pas nager correctement en restant dans le petit bain et en me tenant au bord.

Quelques frayeurs et plusieurs brasses plus tard, je suis au milieu de la piscine et passe au dessus de la grille. Je souris en repensant aux paroles du moniteur lorsque j'avais 8 ans "Non Magalie, cette grille est tout à fait normale, elle n'abrite aucun aquarium souterrain et aucune tentacule de 10 mètres ne va en sortir pour t'attraper les pieds!"

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26 juin 2007

Kizaloqzax ou le merveilleux destin d'un meuble en kit

Référence 10658-2364792-484216b
Nom : Kizaloqzax

Peu importe son numéro d’immatriculation ou son nom peu commun, c’est ce meuble là qu’on veut et pas un autre.
On le mesure, on l’ouvre, le ferme, l'imagine dans notre intérieur, Kizaloqzax fait déjà parti de notre vie ! On s'empresse de le réserver auprès d'un vendeur et c'est avec le coeur léger qu'on se dirige vers la caisse en se disant qu'on arrivera bien à caser ses 5 centimètres supplémentaires quelque part.

Pour le moment, il s’agit plutôt de caser ce carton qui semble plus grand que le meuble dans une voiture qui semble plus petite que le carton. Diverses combinaisons sont alors testées afin d’utiliser au mieux l’habitacle du véhicule.
Après quelques essais infructueux, parmi lesquels l’abaissement puis le retrait du siège conducteur et de ce foutu rétroviseur, on finit par trouver une solution acceptable (Bien que le conducteur ne cesse de répéter que, « Non ! Conduire avec la tête sur le volant, n’est pas du tout acceptable ! »).

Après un trajet digne d’un Koh-Lanta, c’est au tour de l’ascenseur de se montrer peu coopératif. Comme il n’est même pas imaginable de monter 5 étages avec ce carton qui semble soudainement avoir doublé de volume, c’est avec plus ou moins de douceur qu’on le fait entrer puis sortir de la mini cabine… les coins légèrement racornis.

Vient ensuite l’étape ultime et redoutée : L’assemblage.
Car Kizaloqzax n’est encore qu’un bébé meuble (un meubleton, un meublounet ou un meuble en kit selon les pays). Et c’est grâce à notre esprit (plus ou moins logique) et à nos petites mains (plus ou moins habiles) que ce meubleton deviendra meuble.

Les instructions sont claires et les dessins précis, Kizaloqzax est pourtant mal parti dans la vie.
Entre le tournevis inapproprié, les planches montées à l’envers, les vis manquantes et celles qui n’ont rien à faire là, c’est avec une pointe d’agacement qu’on démonte pour le 4ème fois ce "P$#&% de meuble de MER$#xEUH !!!!!!!!"

Au final, Kizaloqzax est devenu grand et s'installe à l’emplacement prévu.
Certes, il dépasse un peu sur la gauche, il est un peu bancal et il lui manque 5 vis, mais à nos yeux, il est bien plus beau que son cousin du magasin et il fait désormais parti de la famille.

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27 mai 2007

Duel

Dimanche pluvieux. Le genre de dimanche qu'on passerait volontier devant un dvd sous la couette en grignotant une plaquette de chocolat. J'avais pourtant décidé de ne pas succomber à la tentation pour faire un peu de vélo d'appartement, bien plus indiqué pour ma ligne (pouf attitude quand tu nous tiens...). Innocente du danger qui me menaçait, je pédalais donc a un rythme soutenu dicté par mon mp3.

Mon regard errait sur le paysage pittoresque qu'offrait mon studio, admirant les formes et les couleurs d'une pile de vêtement entassée sur une chaise. Détachant mon regard de cette sculpture d'art contemporain, je me suis soudain immobilisée devant une vision d'horreur.
Contrôlant avec beaucoup de mal un élan de panique qui me dictait de fuir avec un hurlement hystérique, je restais sur mon vélo en fixant une créature sortie tout droit des enfers pour squatter mon appartement. Une araignée! Très certainement enragée!

Je cherchais du regard le seul être capable de m'aider: mon chat.
Ce bon à rien ronflait comme un bienheureux inconscient du danger qui nous guettait tous les deux! J'ai bien songé à le réveiller, car nul doute qu'il se serait sacrifié pour me sauver, mais n'étant pas certaine du comportement (parfois curieux) de ce félin face à une araignée, j'ai préféré m'abstenir.

Je reportais donc mon attention sur mon ennemie. Il ne faisait aucun doute qu'elle me défiait!
J'estimais mes chances de m'en sortir indemne et dressait une liste rapide des armes à ma disposition:
Une corde à sauter, une tongue, une bouteille d'eau et un portable!
J'imaginais diverses combinaisons qui me permettraient de venir à bout de mon adversaire: Je pourrais me servir de la corde à sauter comme d'un lacot pour immobiliser cette bête sauvage, l'affaiblir par la noyade et l'achever à coup de tongues vengeresses!

J'en étais encore à imaginer différentes stratégies, quand elle passa à l'attaque, piquant un sprint vers le meuble TV! N'écoutant que mon courage, j'ai sauté de mon vélo d'un bond pour abattre une tongue sur la malotrue dans un cri de guerre que j'espérais effroyable.

Mon rythme cardiaque venait d'atteindre des sommets! J'ai attendu un petit peu avant de prendre une douche et n'affaler sur mon canapé avec des dragibus.

Y a pas à dire, le sport c'est vraiment crevant!

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